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Non mais tu sais toi tu es douce et gentille ...

Le 9 avril 2013, 18:52 dans Humeurs 0

Oui je sais ! Je suis douce ! Oui je sais ! Je suis sympathique ! (Dixit une copine hier…) Mais non et non et encore non cela ne signifie pas que je suis faible et que n'importe quel imbécile va pouvoir en abuser. D’ailleurs, ceux qui essaient en général s’en mordent les doigts très vite et ne recommencent pas.
Voilà, c’est dit !
A croire que l'on vit dans une société binaire où il y a d'un côté les méchants cool et de l'autre les gentils cons. Je vous laisse deviner qui profite de l'autre.
Et bien non, je ne suis pas d'accord. Il faut vraiment arrêter de croire que gentillesse = faiblesse. Au contraire, il faut avoir une certaine dose de courage et de volonté pour continuer à être sympathique vu le nombre de connards qu’on peut croiser au quotidien.
Donc, oui je suis sympa. Et je ne suis pas la seule. Si, si je vous assure, des gens sympas il y en a plein ! Tout le monde n’a pas envie d’entuber tout le monde ! Quand on en aura fini avec cette méfiance qu’on a envers l’autre, quand la société arrêtera de nous faire peur, de supposer que ton voisin est susceptible de te zigouiller parce que tu lui as dit bonjour en souriant et bien moi je dis que ça sera le retour en force des gens sympas ! Et nous serons enfin à la mode, youhouuuu !
Alors oui parfois je me dis : MissCahouette, il faut que tu sois plus méchante, il faut que tes dents rayent le parquet, montre que tu en as et vas-y, toi aussi tu peux être odieuse, oui toi aussi tu peux mal parler aux gens, ça ne doit pas être si compliqué que ça puisque que n’importe quel imbécile peut y arriver ! Je me briefe devant le miroir et puis... non... Car ma conscience tire la sonnette d'alarme. Non pas que j'ai peur d'aller en enfer et de me faire piquer les fesses par des petits diablotins (quoi que...) mais c'est surtout par rapport à ce que je pense de moi. Je ne veux pas me dire que j'ai obtenu quelque chose en écrasant ou trahissant quelqu'un, surtout dans le domaine où j'évolue et où c'est très facile d'être un enfoiré. Je veux gagner à la loyal... Et puis finalement les méchants dont on parle, ceux qui nous persécutent nous, pauvres êtres gentils que nous sommes, ne sont jamais que des enfants pourris gâtés à qui les parents n’ont pas su dire non… Alors, ça m’amuse beaucoup de leur dire non à ces gens-là car ça les déstabilise complètement... Essayez pour voir...
Donc, pour résumer, je suis gentille mais je ne suis pas stupide.
Et non, je ne changerai pas, je ne tomberai pas dans la facilité de l’aigreur.

T’es cruel(le) ou t'es pas cruel(le) ?

Le 7 avril 2013, 16:33 dans Société 0

Quand j’étais à la Fac, j’avais un cours d’image arrêtée, en gros on analysait des photos.

J’avais été particulièrement choquée par un cliché représentant un homme parmi une foule à qui on coupait des morceaux de peau avec des petits couteaux.

Cet homme avait commis un crime, lequel la photo ne le dirait jamais et puis cela n’a pas d’importance. Ce qui était frappant c’était ce que les autres lui faisaient sous couvert de la coutume.

Car oui, c’était une coutume, dans ce village chinois : celui qui avait commis un crime devait mourir par le peuple et il fallait que chacun puisse participer à l’exécution. Donc, quelqu’un, un jour, a eu la bonne idée de dire : "Hé bien tiens pourquoi on ne le couperait pas en rondelles, histoire de lui faire payer son crime !" J’imagine les gens autour répondre "Ah oui ! Qu’il souffre l’enfoiré !"

Et donc, voici que les villageois, des gens bien comme il faut, des bons pères de famille comme on pourrait dire, munis de couteaux, arrachent à tour de rôle des morceaux de peau jusqu’à ce que mort s’en suive (mort extrêmement douloureuse comme on peut l’imaginer).  C’est absolument immonde mais c’est la coutume, alors ce n’est pas un crime…

Ce jour-là, j’ai réalisé que l’homme pouvait faire preuve d’une imagination sans limite quand il s’agit de cruauté.

Cette pensée m’est revenue ce matin, pas celle de l’homme écorché, non celle de l’imagination débordante dans l’ignominie.

Une de mes amies a posté cette photo sur facebook :

 

 

Voilà.

Ça je l’ai découvert l’année dernière. Au début j’ai cru que c’était un fake, non parce que franchement je me suis dit là ça n’est pas possible, comment peut-on faire cela ??

J’ai fait mes recherches sur internet et j’ai découvert que non tout ceci est bien réel. Et parait-il que c’est tendance en Chine ou tout du moins ça l’était l’année dernière mais la mode va si vite vous me direz …  

Moi je dis bravo à l’inventeur de ce fabuleux objet de torture (non mais il faut quand même être sacrément taré!!! ) car oui quelle brillante idée d’enfermer des animaux dans des poches en plastique pour que des pétasses/connards puissent ne pas perdre leurs putains de clés ???

J’imagine bien deux greluches,  dans un café branchouille, comparer leurs porte-clés, qu’elles triturent, trimbalent, et cherchent au fond de leur sac à longueur de journée (parce que oui les clés finissent toujours écrabouillées au fond du sac !!!): " Oh tu as trop de la chance, il est trop beau ton porte-clés! Moi il faut que je le change parce que ma tortue commence à faire des bulles rouges par la bouche, c’était trop dégueu, je vais la jeter direct ! Mais je ne suis pas encore décidée sur le modèle, j’aime bien la salamandre, ça irait mieux avec la couleur de mon dernier sac à main, qu’est-ce que tu en penses ? Mais ma chérie, à 2 dollars le porte-clés, tu prends les 2, voir même la version poisson rouge qui ira à ravir avec ton rouge à lèvres !"

Finalement, je me demande qui est le plus monstrueux ? Celui qui a imaginé le porte-clés ? Celui qui le vend ? Ou celui qui l’achète ? …

Chronique d'une journée presqu'ordinaire

Le 6 avril 2013, 22:28 dans Vie professionnelle 2

Ce matin, en me levant, je me disais presque toute émue: Ah que je suis contente de faire ce que je fais, cela ne me prend pas beaucoup d'énergie parce que j'aime ce que je fais !
Au fait, je fais quoi ? Et bien j'écris. Oui, oui, j'écris des trucs, bon pas souvent et pas beaucoup mais en général les trucs que j'écris donnent des trucs ... bon là en l'occurrence, ça a donné une pièce pour enfants qui se joue pour toute la saison dans un théâtre (oui parce que comble de ma joie, ce truc que j'ai écrit et bien il y a pleins de piti nenfants et leurs parents qui l'aiment donc on joue beaucoup).
Bref, j’arrive toute guillerette au théâtre (car je fais aussi la régie son sur le spectacle), je dis bonjour à tout le monde et monte dans la salle, encore plus heureuse que 2 minutes avant d’arriver car nous sommes complets.
C'est au moment de faire rentrer les gens que les choses se compliquent (un peu comme d’hab quoi !), car il faut gérer les enfants et surtout leurs parents. Souvent, et même très souvent, ça se passe bien, dans la bonne humeur et tout et tout et puis il y a des jours comme aujourd'hui (damned !!!!!) où tout part dans tous les sens et où on met 25 min à installer les gens (alors qu’en 10 min normalement c’est torché !) parce qu'il faut répéter 10 fois "Rang numéro 3, est-ce que vous voulez bien vous décaler vers la droite pour que tout le monde puisse s'installer – encore – encore un peu - oui on y presque - oui c’est parfait si vous retirez votre sac madame on peut caler 2 personnes merci "… avec le sourire bien sûr… toujours…
J'étais donc déjà bien fatiguée quand l'ouvreuse me fait une révélation quelque peu surprenante. Il y a un enfant, tout seul, dans la salle, sa maman n'est pas là. Moi naïvement, je suppose qu'elle est aux toilettes car il n'y a pas que les enfants qui ont de petites vessies, beaucoup de femmes aussi. Mais non, ce n'est pas cela, elle aurait balancé son gamin en bas car elle ne trouvait pas de place pour se garer. Je restais perplexe. Je descendais donc investiguer à l'accueil pour savoir et surtout comprendre pourquoi il y a avait un enfant de 6 ans tout seul dans ma salle avec le regard complètement perdu dès que je lui demandais où était sa maman.
Après les explications des filles de l'accueil, je me rendais à l'évidence: oui, une femme avait lâché son enfant au milieu du théâtre en disant "gardez-le le temps que je me gare", et ignorant complètement la réponse des personnes du théâtre à savoir pas question de gérer un enfant, à une heure où 300 personnes allaient passer par cet endroit en l’espace de quelques minutes ! Mais elle n'en a rien eu à faire, elle l'a balancé et elle s'est tirée, comme ça... J'hésitais entre le rire nerveux et la consternation.
Mais il me fallait prendre une décision, on avait déjà 10 minutes de retard, le brouhaha des gamins impatients se faisait ressentir et il était hors de question de commencer un spectacle avec un enfant tout seul dans la salle. Je fis donc sortir le p'tit gars en lui disant qu'il allait attendre sa maman en bas, sur le banc en face de l'accueil. Il avait l'air complètement perdu ce pov' gosse.
j'ai remonté 4 à 4 les escaliers et j'ai fait toute essoufflée (parce que même si j'ai arrêté de fumer depuis 5 ans et bien mon souffle est resté aux abonnés absents), mon annonce d'avant le spectacle... le p'tit laïus qui en plus de préciser d'éteindre le portable, de ne pas manger/boire/prendre des photos pendant le spectacle, je fais promettre aux enfants de ne pas hurler/parler/crier pendant le spectacle (car oui une représentation peut virer au cauchemar à cause d'enfants très-trooooop expressifs)... je filais en régie et le spectacle commençait enfin.
Conclusion: les gens dans la salle ont ri (petits et grands), ont beaucoup applaudit et son reparti ravi. Et le p'tit bonhomme dans tout ça?... L'ouvreuse me raconta la fin de l’histoire, comment la mère légèrement voire carrément hystérique était arrivée dans le théâtre quelques minutes après que j’ai déposé le gamin sur le banc et tapait un scandale, et pourquoi qu'il n'était pas dans la salle, elle l'avait confié à un parent (faux ! faux ! archi faux, le gosse était tout seul)... L'ouvreuse les fit rentrer néanmoins dans la salle. Pauvre gosse il se souviendra de cette sortie… Et moi… Je suis rentrée chez moi crevée.

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